The editing allows to remove the unrolled which was in the real and to replace it with a construction that replaces the lost unwinding. Discourse thought, wanted and presented in a dynamic, with argumentation, illustration, development, chain of causalities to produce a sense effect is transformed into a soft substance in which the editor takes samples to reconstruct for the Audimat what had been composed in a certain way. What obeyed the laws of rhetoric, of dialectics, of argumentation, and therefore of reason, disappears in favor of what obeys the laws of unreason - empathy, affection, emotion, passion, sympathy, feeling. Reason allowed reflection and was directed at the intelligence of the audience or spectator; passion only allows the binary affect, to love or to hate, to adore or to hate, to love or to fuck in postmodern vocabulary - all in a false time, virtual, become real, real (...)
Many listeners and viewers, if not devotees of screens, believe more in the illusion than in the materiality of the world. "
Michel Onfray, Cosmos, 2015

The 2016 documentary by Adam Curtis is based on BBC video archives.
Adam Curtis offers a rereading of contemporary Western history, all centered around American history. It challenges here our ability to make a clear and objective picture of reality. It highlights the fact that by wanting to simplify the information, one ends up retaining only an incomplete and / or erratic version of the original intention. Beyond an analysis of the contemporary world, it is above all a criticism of our way of conceiving the reality related to our consumption of information.
Curtis highlights the fact that public opinion has often been influenced by banks, large corporations and / or politicians.

I do not credit the director's ideas or deny them. What interests me here is the notion of information that is transmitted to us, our way of perceiving it and the opinion that results from it.
We are faced with an ambiguous work where Adam Curtis swears to deny a manipulation media while using the same methods of staging (narrative scenes, montages about purely emotional, lack of
consistency in the contextualization of the archives used, a mixture of personal points of view and factual information, a mix of journalistic archives and pop culture, occultism of events or parts of events, etc ...).
I intend to reproduce a show of images out of context and thus question our way of seeing or understanding our society without having all the ins and outs. In the same way that Adam Curtis builds video archives of the BBC in order to get his message across, I zoom in on the selected images in order to confront the viewer with the lack of objective information.

If we take the point of view of Adam Curtis who says that we created a false reality because of the different manipulations denounced, this amounts to questioning our ability to objectivity to the information conveyed daily in the media of course but also in so-called alternative culture work.

Le montage permet de supprimer le déroulé qui fut dans le réel et de le remplacer par une construction qui se substitue au déroulé perdu. Le discours pensé, voulu et présenté dans une dynamique, avec argumentation, illustration, développement, enchaînement de causalités afin de produire un effet de sens se trouve transformé en substance molle dans laquelle le monteur effecttue des prélèvements afin de recomposer pour l’Audimat ce qui avait été composé d’une certaine manière. Ce qui obéissait aux lois de la rhétorique, de la dialectique, de l’argumentation, donc de la raison, disparaît au profit de ce qui obéit aux lois de la déraison - empathie, affection, émotion, passion, sympathie, sentiment. La raison permettait la réflexion et s’adressait à l’intelligence de l’auditoire ou spectateur; la passion n’autorise que l’affect binaire, aimer ou détester, adorer ou haïr, kiffer ou niquer en vocabulaire postmoderne - le tout dans un faux temps, virtuel, devenu vrai, réel.(...)
Nombre d’auditeurs et de téléspectateurs, sinon de dévots des écrans, croient plus à l’illusion qu’à la matérialité du monde.»
Michel Onfray, Cosmos, 2015

Le documentaire réalisé en 2016 par Adam Curtis s’appuie sur des archives vidéos de la BBC.
Adam Curtis propose une relecture de l’histoire occidentale contemporaine, le tout très centré autour de l’histoire américaine. Il remet ici en question notre capacité à nous faire une image claire et objective de la réalité. Il met en exergue le fait qu’en voulant simplifier l’information, on finit par ne retenir qu’une version non complète et/ou érronée du propos d’origine. Au delà d’une analyse du monde contemporain, c’est surtout une critique de notre manière de concevoir la réalité lié à notre consommation de l’information.
Curtis met en avant le fait que l’opinion publique a souvent été influencée par les banques, les grandes entreprises et/ou les politiques.

Je ne crédite pas les idéees du réalisateur ni ne les dément. Ce qui m’intéresse ici est la notion d’information qui nous est transmise, notre manière de la percevoir et l’opinion qui en résulte.
Nous sommes face à une oeuvre ambigüe où Adam Curtis jure démentir une manipulation médiatique tout en utilisant les même procédés de mise en scène ( mises en scènes narratives, montages au propos purement émotif, manque de 
constance dans la remise en contexte des archives utilisées, mélange de points de vue personnels et d’informations factuelles, mélange d’archives journalistiques et de pop culture, occultisme d’évènements ou de parties d’évènements, etc... ) .
Je compte reproduire une monstration d’images hors contexte et ainsi questionner notre façon de voir ou comprendre notre société sans en avoir tous les tenants et aboutissants. Au même titre qu’Adam Curtis monte des archives vidéos de la BBC afin de faire passer son message, j’opère un zoom dans les images sélectionnées dans le but de confronter le regardeur au manque d’information objective.

Si on adopte le point de vue d’Adam Curtis qui dit que l’on s’est créé une fausse réalité du fait des différentes manipulations dénoncées, cela revient à mettre en question notre capacité à l’objectivité face à l’information véhiculée quotidiennement dans les médias biensûr mais aussi dans les oeuvre de culture dite alternative.